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  • Photo du rédacteurVincent Brémond

Record du plus Grand GPS DRAWING



Les prémisses


Comme toute histoire il y a une naissance, une idée sans vraiment savoir si elle va éclore.


La genèse de ce record remonte au printemps 2023 : Guillaume me propose de venir rouler avec lui à travers la France, pour moi c’est la première aventure que je vais partager en dehors de mes participations à des courses d’ultra distance.


Une semaine avant le départ je tombe sur un GPS Drawing que je trouve assez beau, il s’agit de plusieurs amis qui ont dessiné à vélo un dinosaure. Dans un premier temps je suis attiré par le dessin que je trouve magnifiquement réalisé en parcourant 1050 Km. Je clique sur le dessin et me rends compte que c’est le record du plus grand GPS Drawing enregistré au Guinness Book. De suite j’ai l’idée que c’est un record qui serait chouette de tenter un jour.


Une semaine après je prends le départ avec Guillaume et je lui en parle. Il est tout de suite intéressé par l’idée, je ne le sais pas encore mais l’histoire de cette tentative de record était née! On poursuit notre aventure à deux et après 5 jours on se sépare.


En rentrant chez moi , je repense à ce record et je me projette pour une tentative en 2024.


Mais 2024 c’est l’année Jeux Olympiques à Paris, tout de suite je pense à dessiner les anneaux. Mais je cherche une autre idée car j’aurais aimé un dessin plus complexe, mais rien d’aussi symbolique ne me vient en tête.


Pendant l’été,  les plans change car un père et sa fille ont battu le record qui passe d’un peu plus de 1000 Km à un peu plus de 2100 Km … Pas de souci on s’adapte!


Les anneaux sont le symbole parfait pour rendre hommage à l’organisation , mais aussi aux athlètes. Du coup je propose « officillement » le projet et le dessin à Guillaume. Il est partant  même si dessiner des ronds en prenant les routes existantes est un défi en soi.


Je lui propose de partir 6 mois avant les jeux, une date un peu symbolique par rapport à l’évènement. Il est un peu frileux et propose de partir au printemps mais j’insiste je trouve que 6 mois avant est idéal et j’ai déjà d’autres idées d’aventure pour le printemps. Finalement il perçoit l’intérêt de partir en Janvier malgré la météo qui peut être plus compliquée.


J’ai l’envie de partager cette aventure et je me lance dans la recherche de partenaires dans le monde du vélo. Mais aucune entreprise du monde du cyclisme ne souhaite se joindre à cette tentative de record. Je suis même surpris des attentes de certains qui remettent en cause notre faculté à mobiliser du média. Quoi en penser d’ailleurs !!?!! Leur retour est que sans un gros soutien média ils ne suivront pas même si on demande peu. Je ne pouvais pas leur garantir de passage média mais juste leur dire qu’on avait des contacts avancés. Finalement avec de beaux articles dans la presse écrite,  et un super reportage dans Tout le sport, je pense que c’était au dessus de leur souhait de retombée médiatique.


Tant pis pour eux, et par la suite je ne pense plus les solliciter mais j’attendrais qu’ils viennent à moi et je ferais mon choix si je le peux. Car je souhaitais un vrai partenariat avec de l’implication dans les deux sens mais au vue des retours que j’ai eu , ça n’était pas du tout leur souhait à eux!


Encore une fois, tant pis pour eux, ce n’était pas un besoin mais une envie. Les vélos on les a, les pneus on en a, les accessoires et sacoches on en a aussi. Donc ne pas avoir de partenaire ne nous arrêtera pas , ça m'a juste fait perdre énormément de temps.


En attendant, je tâtonne avec difficulté pour tracer les anneaux puis je trouve la bonne méthode et je les vois se découvrir sur mon logiciel de création de parcours à vélo. C‘est certain, le projet est en train de naître définitivement. Le premier jet est vraiment pas si mal. Guillaume est inquiet pour la distance, donc j’affine le dessin et je réduis la distance jusqu’à ce que je réduise à une distance qui lui convient.


Jour 1


Vendredi 26 Janvier 2024, le jour du départ, j’ai défini la trace avec comme point de départ la Tour Eiffel , lieu symbolique de Paris et des futurs jeux olympiques. D’ailleurs quelques jours avant le départ je découvre qu’il existe un monument qui décompte le temps qu’il reste avant le début des JO. C’est le lieux parfait pour le départ et l’arrivée de notre défi.


C’est donc au pied de la Tour Eiffel à 7h qu’on se retrouve pour le départ, la météo est menaçante mais l’envie de rouler est grande. On s’élance donc vers l’ouest parisien avec un passage sur quelques sites qui accueilleront les jeux olympiques comme Roland Garros, La colline d’Elancourt, le vélodrome national.


Sur la suite du parcours se dévoilent de longues plaines vertes et après Chartres, en plus de la pluie,  un vent de face vient durcir cette première journée de vélo,  de quoi rendre ce défi un peu plus épique.


En plus on a choisi de faire de cette première journée la plus longue en terme de kilométrage pour ce défi, ça sera donc 300 Km qui nous emmèneront jusqu’à Romorantin. La fin de journée est très humide et l’entrée dans la foret de Sologne est très humide,  donc on fini cette première journée un peu frigorifiés par le brouillard froid ambiant.


Un peu frustrés d’arriver de nuit et de n’avoir rien vu des paysages que peut nous offrir la région. En arrivant à notre location du jour je suis un peu surpris des douleurs que j’ai. C’est vrai que j’ai beaucoup lutté face au vent toute la journée mais en descendant du velo j’ai très mal aux jambes à avoir du mal à marcher et je ne vous parle même pas des escaliers.


Une soirée pizzas aidera à oublier mon état physique, tant que je mange avec plaisir tout passe


Jour 2


Samedi 27 Janvier on part vers 8h du matin dans un froid bien hivernal ! Quand j’ouvre la porte pour sortir j’ai un peu peur de ce froid. La météo la veille du départ n’avait pas annoncé de température en dessous de 5 degrés,  j’ai peut être pas pris assez d’affaires suffisamment chaudes pour affronter les températures négatives de ce début de journée.


Mais finalement après quelques kilomètres le corps chauffe et en sortant de Romorantin le spectacle offert dans la foret est incroyable. Les herbes et les arbres sont blanchis par le givre et les lacs laissent s’échapper une légère fumée qui donne une atmosphère très particulière à cette journée … C’est incroyable.


234 Km sont au programme de ce second jour, dans un premier temps on prend la route d’auboise. On arrive un peu tôt pour honorer le rendez vous avec un journaliste de la Nouvelle République qui va écrire un article sur nous. On le retrouve et on se pose avec lui, proche de la Loire au soleil qui fait vraiment du bien.


Une fois l’interview et les photos finis il est presque midi on cherche donc un lieu pour manger et avec ce froid on préfère trouver un lieu où on peut s’asseoir et se réchauffer. On trouve un restaurant libanais et c'est parti pour le tour du monde de la table après les burggers et les pizzas de la veille le réconfort de la nourriture du monde continue. 


On reprend la route toujours sous le soleil revigorant de ce samedi de janvier, on traverse les vignes de Touraine avant de reprendre le direction du nord. L’objectif du jour Chartres où on sera accueilli par les grands-parents de la femme de Guillaume avec un couscous revigorant.


Je finis avec une nouvelle fois des douleurs musculaires aux jambes dont je n’ai pas l’habitude et une alerte plus sérieuse à le cheville. Une douleur devant la cheville qui m’empêche encore plus de marcher car je n’arrive plus à relever le pied!


Le côté très positif est que le dessin prend vraiment forme puisqu’on vient de fermer le premier cercle et on a déjà parcours 534 Km.


Jour 3


Dimanche 28 Janvier, une journée qui fait un peu peur au niveau ravitaillement puisqu’on va traverser des régions qui semblent peu dynamiques et en plus on est dimanche.


La météo reste de notre coté pour cette nouvelle journée toujours aussi fraîche mais avec peu de nuages. Finalement on trouve a manger dans un kebab,  de quoi continuer la découverte de la cuisine du monde quand on passe à Breteuil à 12h30.


C’est parfait car avant et après il n’y avait vraiment rien d’ouvert en ce dimanche, on continue à traverser les champs et les anneaux nous imposent un changement de direction qui rend le vent de plus en plus défavorable dès le début d’après midi.


Quelques belles côtes commencent également à agrémenter le parcours en traversant des collines qui me donnent la sensation d’être dans une région pré-montagneuse avec beaucoup de champs occupés principalement par des chevaux comme du coté de Coulmer.


On aperçoit des panneaux très peu accueillants comme la commune de Mortrée et Le Cerceuil que l’on voit au point le plus haut du parcours du jour après une amorce de montée rendue très usante par le vent de face.


On franchit le panneau d’entrée du Mans vers 21h30 et on se dépêche de trouver où manger avant de rentrer. Et on se réconforte avec un restaurant indien. Ça me rappelle à quel point j’aime ce pays et à quel point j’aimerais y retourner , le découvrir à vélo. Ce soir là on sort du restaurant après 23 H.


En gros, niveau planning,  le matin on part de plus en plus tard,  Guillaume rattrapant ses partages sur les réseaux sociaux le matin. Moi je réussis à le faire au fil de l’eau comme à mon habitude mais le temps de rentrer, de me laver et de répondre aux messages je prends un temps pour moi généralement autour de 2h du matin pour m’endormir généralement 30 minutes plus tard


Jour 4


Lundi 29 Janvier 9h30, oui on part de plus en plus tard 😅, 237 Km au programme du jour avec un nouveau passage sur Chartres qui va me donner la sensation très désagréable de tourner en rond. Quand je vois pour la troisième fois les mêmes panneaux de villes en trois jours je perds un peu le plaisir. Pour moi qui aime partir d’un point A jusqu’à un point B c’est pas simple de gérer cette sensation de tourner en rond.


Je me fais la réflexion le matin mais je sais qu’en revenant sur Chartres on changera un peu de direction puisque le deuxième cercle sera fini et qu’on prendra la direction de l’est. C’est vraiment le moment le plus « dur » mentalement pour moi.


A 12h30 on trouve enfin une table pour nous accueillir avec une carte plutôt de cuisine française … Le tour du monde culinaire continue et il était temps de manger local. Pour l’histoire le repas se finit par un bon gâteau au chocolat.


Et ça repart mais 1 H plus tard on retombe sur un blocage des agriculteurs, ça ne fait que nous ralentir puisqu’avec les vélos on peut serpenter entre les tracteurs très facilement. Par contre de l’autre coté la queue des véhicule motorisés est impressionnante. Je ne pense pas que ça va nous perturber mais on reste à l’écoute puisqu’ils ont prévu de bloquer Paris pour notre arrivée 😅


On continue la route à travers des paysages changeants en passant plusieurs fois au dessus du Loir et on en prend plein les yeux.


La grosse information c’est qu’on dépasse les 1000 Km depuis le départ. On arrive place du Martroi à Orléans à 21h30, on profite de cette place et des rues environnantes tellement belles avec les éclairages du soir pour prendre quelques photos.


Et on trouve un restaurant Thaïlandais pour dîner… Parfait le tour du monde culinaire continue encore. C’est tellement évident pour moi qu’un défi, une aventure ou un voyage doivent être saupoudré de bonheur culinaire.


Le Pad Thaï et l’approche de la mi distance me fait vraiment du bien.


Jour 5


Mardi 30 Janvier une journée à ne pas regarder le tracé,  car on part d’Orléans et on va à une quarantaine de kilomètres de là mais nous on va rouler 235 Km.


Le genre de journée où j’aurais pu me dire là tu tournes en rond et ça ça ne te va pas. Mais finalement je ne vais pas me le dire et passer une bonne journée.


8h52 : Ma montre me demande de me reposer 31 heures … C’est pas gagné il reste quelques jours à rouler


9h30 : C’est parti on traverse Orléans avec un passage par la cathédrale et je tombe sur un feu avec un bouton pour les cyclistes … C’est la première fois que je tombe sur ça.

11h12 : On croise la route qu’on recroisera le lendemain matin


La route est vraiment partie et je n’avais pas fait attention qu’aujourd’hui en repartant d’Orléans on allez prendre la route de la Seine et Marne. Et en fin d’après midi quand je vois que je vais passer à moins de 7 kilomètres de la maison je m’organise pour récupérer mon huile de massage. J’espère que l’arnica m’aidera à mieux récupérer musculairement parlant.


Mais de manière générale les jambes vont un peu mieux depuis la veille. Je ne m’explique pas trop ces douleurs à ne plus me permettre de marcher normalement en descendant du vélo. La seule explication c’est le manque d’hydratation c’est vrai que j’ai pas beaucoup bu depuis le départ surtout le premier jour avec le froid et la pluie.


Mais depuis la veille je fais attention à plus boire et j’ai ajouté des électrolytes dans le bidon et même le soir au couché. Visiblement ça va mieux donc c’est sûrement dû au manque d’hydratation ou à la perte de minéraux ou au deux. 


En tout cas avec l’huile et le massage du soir plus une meilleure hydratation ça devrait mieux se passer sur la fin du défi.


On trouve une chambre dans une maison d’hôtes à Châtenoy dans une maison forestière. Alors qu’on entre se mettre au chaud les vélos restent à l’abri à l’extérieur. La Bonne nouvelle c’est que le petit déjeuné est inclus.


Bonne nuit et vivement demain


Jour 6


Mercredi 31 Janvier Bernard notre hôte nous prépare café, thé et chocolat chaud pour moi en plus du pain beurre et confiture. L’envie de partir est un peu plus compliquée qu’à l’habitude du coup on reprend la route que vers 9h45.


On part tard,  ce qui veut dire que rapidement on va s’arrêter manger 🤤


10h10 : On repasse au croisement des traces vu hier matin. La recherche de logement nous aillant arrêté un peu avant sinon il était prévu de se croiser le même jour.


10h30 : On voit des camions de la gendarmerie sur la route qu’on doit emprunter. J’ai un peu peur en m’approchant car il y a un véhicule qui ressemble plus à un engin de guerre que de la gendarmerie. Sûrement un engin d’intervention, au barrage des gendarmes ils nous informent que le pont est coupé mais qu’une passerelle est accessible un peu plus loin.


Et quelle passerelle, elle est hyper-large et ne déforme quasiment pas notre dessin puisqu’a moins de 500 m du pont qu’on devait emprunter.


De l’autre coté on peut retrouver notre route et on constate que ce sont des agriculteurs qui ont été bloqués par les gendarmes mais encore une fois aucun souci pour nous de passer et on continue notre route,  pas le temps de s’attarder car c’est une étape de 230 Km qui nous attend aujourd’hui.


On retrouve un peu de vallons et du coup des paysages magnifiques mais je me retrouve en difficulté dès que la route s’élève c’est donc une longue journée qui s’annonce pour moi,  heureusement malgré les nuages qui arrivent le temps est sec.

On arrive dans la Nièvre et à 13h50 on trouve enfin un restaurant pour continuer le tour du monde gustatif puisque ce déjeuner est égyptien . Une très belle découverte même si niveau couscous je reste sur une préférence pour le marocain.


L’objectif de la journée ferme le troisième cercle ✊


Pour ce soir on se détourne de la trace car on ne trouve pas de logement et on se détourne vers Chablis. On y arrive à 21h et là il est difficile de trouver à manger.


Comme on a pas encore cherché sur le net je choisis la rencontre en voyant deux jeunes d’une vingtaine d’année. Et là ils sont sûr d’eux,  peu de chance de trouver un endroit où manger à 21h un mercredi à Chablis. 


Eux sortent d’un resto en face et nous disent d’aller voir. Je leurs demande si il y a pas une restauration rapide et eux sont sûr que non.


On va dans le resto et la cuisine est fermée même pas possible d’avoir des frites juste du fromages et des olives. On sort l’option internet et un kebab est à 40 m de là 🤦🏻‍♂️ Allez , c’est parti pour un nouveau Kebab frites qui nous coutera quasiment le même prix que le Coca dans le premier resto 😅


On prend à emporter et on fait un réassort dans la superette encore ouverte à côté et c’est parti pour manger au chaud à la location


Jour 7


Jeudi 01 Février On repart de Chablis après avoir accueilli Sophie qui est venue me rendre visite. Elle s'est installée pas loin de là, c’est marrant car j’ai encadré Sophie quand elle avait 10 ou 11 ans dans le cadre du scoutisme et ça fait presque 10 ans qu’on ne s’est pas vu. Pour moi elle restera une enfant à vie 😅 mais elle est 2 ans plus vieille que Guillaume.


On discute de tout et de rien, du passé et du futur autour des viennoiseries qu’elle nous a ramené. On peut prendre le temps car l’étape du jour est bien plus courte que les autres car on a un point de chute qui nous a été proposé.


10h20 : Il est l’heure de lui dire au revoir et de reprendre la route malheureusement sous la pluie.


La pluie s’intensifie et à 11h c’est la grande saucée, heureusement même si la pluie nous quitte jamais vraiment elle se calme.


13h30 : On trouve un bar brasserie où on mange très bien à Saint-Mards-en-Othe. On parle beaucoup avec le propriétaire avant de reprendre la route. Il nous explique ses difficultés en tant qu’entrepreneur mais aussi son envie de garder des fournisseurs locaux en travaillant avec les agriculteurs du coin. A la fin de la discussion on paye et lui nous offre une cannette chacun et nous souhaite bonne route.


Je lui souhaite de réussir à developper son affaire pour lui permettre d’embaucher et ne plus avoir besoin de l’aide de sa femme qui vient le soutenir pendant sa pause 🤞🏼


Pour nous on reprend la route et on retrouve une nouvelle fois la Seine et Marne où j’habite et on s’arrête relativement tôt vers 19h. Le temps de bien profiter de la soirée pour la première fois depuis le départ.


Le dessin prend forme et ce soir là on ferme le troisième anneau et il reste moins de 600 kilomètres. Plus que deux grosses journées avant une remontée sur Paris bien moins longue



Jour 9


Vendredi 02 Février C’est parti pour 230 Km direction Bar-sur-Aube pour réaliser la moitié de l’anneau le plus à l’est.


La matinée se passe plutôt bien et vers 13 h en arrivant sur Joigny on se dit qu’on a pas encore fait de restaurant chinois et que ça manque sur notre tour du monde culinaire. On trouve un buffet et c’est parti pour un autre plaisir culinaire pour mieux repartir


Mais dès le départ je sens  que les jambes ne sont pas au top, je me dis que c’est à cause d’un excès, sûrement un nem en trop 😅, alors que les jours précédents c’était plutôt bien revenu 🤷🏻‍♂️ 


A Tonnerre je suis vraiment pas bien , à me demander si le fait de faire une journée plus light la veille n’a pas fait croire à mon corps que c’était la fin et qu’il allait pouvoir s’arrêter. Je me sens vraiment vidé et à l’amorce des derniers 450 Km ça me fait un peu peur.


Vers le gouter ça commence à aller un peu mieux et la pause vers 17h avec une boisson et une crêpe  me fait vraiment du bien,  mais j’ai accepté que je vais sûrement devoir me battre jusqu’à Paris. 


Heureusement le soir venu on traverse de très beaux villages et on est spectateur d’un couché de soleil exceptionnel,  je me souviens d’un moment incroyable à Cruzy-le-Châtel


21h35 on est devant un restaurant marocain qui accepte de nous préparer un couscous à emporter  et je confirme que le marocain est mon couscous préféré pour l’instant 🤤


Jour 10


Samedi 03 Février après une journée, la veille, bien compliquée,  je remonte sur le vélo avec un peu d’appréhension mais je sais que c’est la dernière journée compliquée. De par son kilométrage mais aussi par le vent qui doit être défavorable sur une grande partie du parcours


9h30 c’est parti pour 227 Km qui commencent par des routes vallonnées dans le vignobles de champagne. 

Puis on quitte les vignes pour des terres agricoles plus classiques, à découvert de toute protection contre le vent. On traverse des villages de plus en plus éloignés et de plus en plus dépeuplés. Heureusement on découvre de belles bâtisses certaines en colombage.


12h45 : A  Vitry-Le-Francois on s’arrête dans un fast food indien … Trop bien. Sauf que toute la carte autre que les sandwich n’est finalement pas disponible. Donc ça restera un sandwich poulet dommage j’étais très heureux en rentrant de commander un Biryani 🤷🏻‍♂️


On repart sous un crachat très désagréable et avec un fort vent de face, c’est vraiment la journée la plus compliquée au niveau conditions météorologiques. On s’épuise beaucoup dans ces conditions et chose qu’on a encore rarement fait on s’arrête à 17h pour ravitailler


A 18h40 on dépasse la barre très symbolique des 2000 Km , à ce moment on sait que c’est quasiment gagné que Paris n’est plus très loin.


Et pourtant rien n est gagné je le sais donc il ne faut rien lâcher,  et encore rouler 3 heure pour finir cette avant dernière journée. Voilà l’objectif après une journée vraiment pas simple


A l’arrivée ce jour là c’est vraiment un moment particulier qu’on a pu partager à trois avec Ben et Guillaume. Il y a de l’envie pour moi d’arriver à Paris car j’ai vraiment connu des moments difficiles sur ces derniers kilomètres.


Mais d’un autre coté c’est quand même la nostalgie qui s’installe déjà,   un petit moment Ying et Yang


Jour 11


Dimanche 04 Février : C’est une journée forcement particulière , comme une grande parade pour rallier Paris.


On a prévu 3 lieux de rassemblement à Roissy en Brie, à Foisy le Grand et au Chateau de Vincennes. Notre ambition était de partager avec d’autres cyclistes les derniers kilomètres de ce beau défi.


On a placé les rendez vous avec beaucoup de marge pour permettre à tout le monde de pouvoir veni rouler avec nous.


Du coup il faut partir tôt car il est hors de question d’arriver en retard au premier rendez vous. L’avantage c’est qu’on peut rogner sur le déjeuner car on a mis le rendez vous à 12h30.


En arrivant en avance,  on retrouve un ami de Guillaume qui nous attend déjà du coup on l’embarque pour venir manger avec nous. Enfin on l’embarque au moment de payer notre sandwich,  il invite et nous offre le repas.


Pendant le repas Yoann m’appelle et il est en route pour Roissy,  également de quoi retrouver notre parrain avant de reprendre la route. C’est à 4 qu’on prend la direction de Noisy le grand.


Quand j’ai envoyé un message à Yoann sur les réseaux sociaux pour devenir notre parrain,  il a répondu très rapidement positivement. Je vous avoue que je n’avais pas vraiment de rôle à lui proposer mais très rapidement lui m’a fait des propositions et nous a soutenu plus que je ne l’aurais imaginé,  dans les meilleures solutions imaginables. Il nous a appelé pendant la route, envoyé des messages pour nous soutenir et ça a bien marché. Pendant ces derniers kilometres on a beaucoup parlé et je me suis rendu compte à quel point on pouvait être alignés entre lui et moi en ce qui concerne les valeurs du sport, de la vie et du cyclisme.


Arrêtons de se mesurer à l’autre. A partir du moment où un être humain est sur un vélo c’est un cycliste,  peu importe si c’est un compétiteur de cyclisme traditionnel, un pratiquant de Gravel, de VTT ou de DH. Peu importe si il roule longtemps pour se lancer des défis ou si il roule pour aller au travail. Peu importe si il roule sur les 2 roues ou si il fait des roues … Petit clin d’oeil aux groupe de jeunes croisés sur Paris qui sont dans ce qu’ils appellent eux même le bikelife. J’ai 45 ans et j’ai discuté avec eux qui devaient avoir entre 14 et la vingtaine. On ne fait pas la même chose, on a pas la même pratique mais on était deux cyclistes qui ont partagé le route et qui avaient des choses à se dire grâce au vélo. On se serait croisé à pieds on aurait pas eu ces échanges.


Du coup c’est à 4 qu’on rejoint la gare de Noisy Mont d’est où le groupe s’agrandit avec les parents de Guillaume et Sandy. Et c’est reparti à 7, on avance tranquillement mais on se rend compte qu’on va arriver très en avance au château de Vincennes , on se pose la question de faire un ou plusieurs tour du polygone quand Guillaume à la bonne idée de faire une double crevaison. J’étais le seul à avoir crevé jusqu’ici. Le temps des deux réparations on arrive pile à l’heure au dernier rendez vous …. PARFAIT.


Le temps de retrouver tout le monde dispersé aux différentes sorties du métro Chateau de Vincennes et c’est reparti pour la traversée de Paris à une petite vingtaine. On roule tranquillement, on croise les jeunes en bike Life sur Rivoli et son « autoroute » pour vélo.


Tout le monde parle échange avec tout le monde et moi je profite en m’évadant dans mes pensées. Voilà c’est quasiment fait , la Tour Eiffel est en vue. 




L’après


Le Guiness Book je ne l’ai jamais eu mais je l’ai souvent mis sur ma liste de noël. J’ai toujours été fasciné par les record les plus loufoques qu’il permettait.


Jamais je n’avais imaginé tenter un jour un record, et puis il y a 1 an en voyant ces amis qui avaient dessiné ce dinosaure j’ai trouvé le défi génial. Je me suis tout de suite projeté en me disant que c’était accessible et quand j’en ai parlé à Guillaume je savais aussi qu'il risquait d’être interessé. 


Et lors de notre traversée de la France je ne le savais pas encore mais finalement c’était déjà inscrit dans notre histoire qu’on allait le tenter. 


Il ne restait plus qu’a savoir quoi dessiner et quand partir.


Quand je suis revenu vers Guillaume en lui parlant de 2024 et des anneaux olympiques le défi était lancé. J’ai juste eu besoin de le persuader que partir en Janvier était une bonne idée 😅 car il y avait un risque de froid et des journées courtes.


J’étais pressé d’arriver la veille car la journée dans le vent et l’humidité était très dur. Mais la dernière journée j’avais envie qu’elle dure et j’avoue que les moments de partage avec Yoann sur la route et ces discussions et se sentir alignés de cette façon a été un moment incroyable.


L’arrivée aussi forcement entre plaisir de retrouver le lieu de départ et fermer le dessin. C’est un court moment où on a pu avec Guillaume partager un petit moment aussi.


Et c’était génial aussi d’avoir Ben à vélo avec nous sur ces derniers kilomètres et de pouvoir faire un souvenir photo tous ensemble.


Mais c’est vrai que c’est un peu brutal,  heureusement on est resté un peu tous ensemble a discuter avant de tous se séparer. Je quitte tout le monde et Guillaume en suivant Ben. Et en disant au revoir à Ben quelques minutes plus tard c’est enfin fini.


Moi et mon hypersensibilité on avait besoin de quitter les gens petit à petit,  ça m'a beaucoup aidé pour digérer la fin de cette aventure.


Maintenant il reste à envoyer les preuves demandées pour le Guiness, Guillaume s’en occupe, et à attendre l’homologation du record.


Et finalement on est que tout début Février donc il reste plein de choses à penser et à mettre en place pour cette année 🚴🏽‍♂️


Merci à Guillaume d'avoir partagé la route avec moi et Ben d'avoir immortaliser ces 10 jours




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